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mardi 25 octobre 2016

Les mille et une nuits #Chronique

Titre : Les mille et une nuits

Auteur : Anonyme

"Les mille et une nuits" est un recueil de contes populaires d'origine persane qui fait partie des plus grands classiques mondiaux de la littérature. On y retrouve toutes les plus grandes histoires qui nous ont fait rêver enfant... mais qui nous offrent encore un enseignement à l'âge adulte.

L'histoire est simple : un sultan qui a subi une infidélité a mis à mort sa femme pour la punir. Il décide, pour que cette fâcheuse histoire ne se répète pas, de faire tuer chaque nouvelle épouse après avoir passé une seule nuit avec elle. Shéhérazade devient sa femme. Elle trouve, comme stratagème pour éviter son funeste sort, de raconter chaque nuit une histoire qui ne se terminera qu'au milieu de la nuit suivante. Ainsi, le lever du jour stoppant sa narration, c'est toujours au milieu d'une histoire qu'elle cesse de conter. C'est ainsi un florilège de contes (dans un conte) qui nous est proposé dans ce livre.

On retrouve, parmi toutes ces histoires, Ali Baba et les quarante voleurs, Aladin ou encore Sinbad le marin... dans la traduction faite par Antoine Galland au XVIIème siècle! Pourtant, ces histoires si connues ne font pas partie à l'origine des textes originaux, mais sont des ajouts du traducteur. Il n'en reste pas moins que ces contes sont très intéressants et contiennent des trésors de créativité et de rebondissements. Avis aux amateurs!

Bonne lecture!

Romain

mardi 18 octobre 2016

"Cosmos" de Witold Gombrowicz #Chronique #MardiConseil

Titre Cosmos
Auteur Witold Gombrowicz


"Il y a quelque chose dans la conscience qui en fait un piège pour elle-même", Witold Gombrowicz.

Deux solutions : soit vous avez envie de décortiquer ce que peut signifier cette phrase, soit vous passez votre chemin. Si vous avez envie de continuer, alors laissez en dehors du livre tout ce que vous connaissiez. Vous entrez dans un autre univers, bienvenue dans "Cosmos".

Tout de suite, je vous l'avoue, c'est mon livre de chevet, j'ai dû le lire à peu près une dizaine de fois. J'en ai lu toute l'œuvre de Gombrowicz (romans, journal, pièce de théâtre, cours de philosophie...). Je n'ai pas retrouvé l'éclat qui illumine ce livre (du début jusqu'à la fin) dans aucune autre de ses œuvres. Seul, le roman "la Pornographie" rivalise vraiment.

Tout d'abord, il s'agit d'un livre policier. Les personnages mènent l'enquête. Les indices sont étranges. Le cheminement de pensée est troublant, les rebondissements sont multiples et toujours inattendus, la fin est brillantissime. Voilà l'ouvrage résumé en quelques mots. En dire plus, c'est vous priver du plaisir de le découvrir.

Ce livre, pour l'avoir offert à quasiment toutes les personnes qui m'entourent (je dois acheter ce livre 3 fois par an environ depuis une dizaine d'années), ne fait pas l'unanimité. Pourquoi ?

D'abord, il est premier dans le genre "inclassable". Les règles de la réalité sont respectées (gravitation, on ne traverse pas les murs, pas de vampire, pas d'effets spéciaux). Vous n'y trouverez pas de science fiction, pas de fantastique, pas d'heroic fantasy: l'action se situe en Pologne au début du siècle. On s'attend donc à trouver un livre "classique", qui réalise éventuellement une critique sociale ou donne un témoignage historique. Pas de ça ici, on explore comment fonctionne le cerveau humain. C'est donc un livre universel, mais qui ne dévoile jamais ostensiblement ses intentions. On explore le Cosmos, d'accord, mais humblement s'il vous plaît...

Ensuite, il s'agit d'un livre subjectif, c'est-à-dire qui explore la subjectivité des personnages jusqu'à la caricature. Ils ont parfois des comportements de "fous", mais pendant le déroulement du livre, on accompagne progressivement les personnages dans cette découverte du monde donc on se laisse emporter sans s'en rendre compte. Il faut se mettre dedans et le lire "rapidement" (en moins de dix jours). Il est relativement court, ce qui fait qu'en six heures il peut être fini.

Il faut tout accepter : certaines scènes peuvent être choquantes, pas tant par la description que par les implications psychologiques pour les personnages. Ce n'est pas un livre d'horreur, il n'y a pas vraiment un suspens (ou une peur) qui monte, même s'il y a indéniablement une forme d'intérêt qui croît tout le long du livre (du suspens en fait, mais pas au sens traditionnellement entendu).

Enfin, il faut se résigner à partir en voyage dans un livre construit à l'envers, où TOUT est possible, quitte à ne pas respecter les codes traditionnels de ce qu'est un livre. C'est incroyable, mais ça marche.

Ceux qui aiment les histoires linéaires du type : "intrigue - recherche d'indices - confrontation - résolution" seront probablement déçus. Gombrowicz n'a rien fait d'autre que de réinventer la roue avec ce roman, mais, bien qu'elle ne soit pas ronde, elle roule. Perplexe ? Moi aussi. C'est pourquoi je continuerai à relire ce roman. Avec plaisir.

Pour clore, je dirai que ce livre est une démonstration de ce que pourrait être l'existentialisme poussé à l'extrême. Ce livre ressemble à de la folie à l'état pur, maîtrisé par Gombrowicz, ça touche le sublime.

Pour ceux qui ont un goût pour l'écriture, ce livre est un modèle et ouvre des portes sur l'écriture comme aucun autre. Je n'ai jamais rencontré un livre équivalent à celui-ci.

Pour faire court, lisez-le.

Romain

mardi 4 octobre 2016

"Boule de Suif" de Guy de Maupassant #chronique #MardiConseil

Titre : Boule de Suif

Auteur : Guy de Maupassant

1870, en pleine guerre prussienne. Dix personnes fuient la ville de Rouen, prise d'assaut par les soldats prussiens. Elisabeth Rousset, prostituée nommée "Boule-de-Suif" à cause de son embonpoint, donne de sa personne pour sauver les autres voyageurs lors de leur périple. Jusque-là me direz-vous, rien d'extraordinaire, et pourtant! Bien que de riches personnes voyagent dans cette diligence, seule la bonté d'Elisabeth les sauvera!

Dans la lignée de l'excellente Comédie Humaine de Balzac, Maupassant ne manque pas d’ingéniosité pour brosser un portait de ses contemporains et de l'humanité en général. Chaque personne présente dans ce carrosse représente un milieu social bien défini. Le huit-clos de la diligence fait ressortir le côté sombre des bourgeois présents : l'hypocrisie, la cupidité et les préjugés.

Dans un style limpide et juste, l'auteur grossit les traits de la bassesse humaine. L'amour, la morale et la décence de l'époque dans le milieu bourgeois sont tout aussi bien décrits. Symbole de l'immoralité, "Boule-de-Suif" est aux antipodes de ce qu'elle est censée représenter dans la société. Elle est à l'image de ses rondeurs : extrêmement généreuse. La respectabilité et la noblesse ne sont pas toujours là où on l'imagine, semble nous souffler Maupassant. Cependant, la noirceur de certains portraits ne doit pourtant pas masquer le côté ironique et jubilatoire de cette œuvre.

J'ai lu ce roman au lycée mais je n'avais pas encore un recul nécessaire pour comprendre certains éléments. J'ai pu à présent savourer cette œuvre qui, j'avoue, m'a fait réagir. En effet, bien que l'intrigue se situe au XIXe siècle, les thèmes abordés sont toujours d'actualité.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Pauline

mardi 27 septembre 2016

"L'insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera #chronique #MardiConseil

Titre L'insoutenable légèreté de l'être
Auteur Milan Kundera

Citation : "Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant comme les oiseaux sur les épaules de saint François d'Assise."

"L'insoutenable légèreté de l'être" est un chef d’œuvre de la littérature contemporaine. Incontournable. Un moderne devenu classique. Non seulement il est mon livre de chevet depuis des années, mais il est également l'ouvrage que j'ai le plus offert dans ma vie.

Les raisons qui donnent à cet ouvrage ce rang majestueux dans le paysage littéraire tiennent à trois éléments :

  • une écriture fluide, simple et aérée;
  • une analyse profonde et originale des personnages;
  • une interaction avec la philosophie de Nietzsche et la musique de Beethoven;


Le thème principal de l'ouvrage est l'amour, dans sa réalité la plus complexe, sur le plan psychologique comme philosophique. Au travers des quatre personnages principaux, on étudie les différentes combinaisons amoureuses possibles :

  • L'homme volage qui tombe amoureux et tente de devenir fidèle;
  • La femme libre qui s'engage conventionnellement dans une relation amoureuse;
  • L'homme de la quarantaine qui découvre une femme "libre" et quitte son couple traditionnel;
  • L'amitié érotique;
  • La femme, fidèle et amoureuse, qui tente d'aimer un homme volage;


Ce qui rend ce roman incroyablement unique est son absence de linéarité et le fait que l'écrivain a un ostensible rôle de metteur en scène. Ce n'est pas une histoire que vous lisez de bout en bout. Ce sont plutôt des clichés photographiques qui, mis les uns à la suite des autres, vous permettent de reconstituer une image globale des personnages. L'écrivain, chef d'orchestre, vous prend par la main et vous explique - littéralement - les moments importants de leurs histoires. Remarque orthographique: il s'agit bien des histoires de chacun d'entre eux... Vous découvrirez en effet que l'absence de linéarité a cet avantage de pouvoir permettre de réécrire la vie (ou un morceau de celle-ci) de ces derniers dans le cours du roman. Outre une lecture agréable, ce livre offre une leçon d'écriture.

Inclassable parmi les inclassables, ce roman se dresse comme une montagne au sommet de laquelle Kundera nous regarde et nous sourit, avec sympathie. Toujours proche de vous, il est pourtant, en tout point, inatteignable. A (re)lire d'urgence!

Romain

mardi 20 septembre 2016

"Burger Royal" disponible en version brochée! #chronique #MardiConseil

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Eléonore, 30 ans, jeune médecin à l'avenir prometteur, vit sa vie comme elle l'entend : aucune contrainte, pas de compte à rendre à un homme, une meilleure amie géniale. En somme, elle veut rester libre. Alors quand sa famille se met en tête de jouer les entremetteurs, Eléonore fait l'inverse : elle fuit les hommes. Par le plus grand des hasards, son chemin croise celui du prince Oscar von Silver, le célibataire le plus convoité de la planète... Entre amour et désillusion, il n'y a parfois qu'un pas et ce n'est pas sûr qu'Eléonore l'entende de cette oreille. Menée par une écriture vive et enlevée, Laure Allard-d'Adesky nous parle d'amour avec humour.

Laure Allard-d'Adesky

Bien que n'étant pas couturière, Laure Allard-d'Adesky sait adapter la taille des rêves pour les petits comme pour les plus grands. Auteure de nombreux contes pour la jeunesse, elle ose s'aventurer, pour notre plus grand bonheur, dans les mondes sombres afin de nous faire voyager à ses côtés. Pas de crainte à avoir, nous restons en sécurité avec elle en guide expérimentée. Son amour de la vie se retrouve dans ses histoires où les émotions vont et viennent comme des vagues sur le rivage de l'imaginaire. Alors, installez vous confortablement et abandonnez-vous dans ses rêves...

Disponible en version brochée à 13,50 euros TTC, sur commande, dans toutes les librairies de France, Belgique, Québec, Luxembourg et Suisse.

Disponible, à 3,99 euros TTC, sur les sites suivants :

mardi 13 septembre 2016

"Le petit marchand de sourires" de Jean-François Joubert #Chronique # MardiConseil

Titre Le petit marchand de sourires
Auteur Jean-François Joubert

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Olivier, 10 ans, est atteint de la progeria, cette maladie qui fait vieillir le corps plus vite que l'âme. L'espace d'un instant, le petit garçon et ses parents, unis comme jamais, nous invitent dans un dialogue où se mêlent l'innocence, les rires, les peurs et les rêves.

Ce texte est vibrant d'émotions, tout en délicatesse, la poésie de l'enfance survolant le drame de l'existence.

Rédigé magistralement, à aucun moment l'auteur ne cède à la facilité du sensationnel. Au contraire, il signe, avec cet ouvrage, un texte à la fois poétique et respectueux. Ce petit garçon, Olivier, nous transmet, avec toute cette charmante maladresse de l'enfance, un message d'espoir qui n'est rien d'autre qu'une ode à la vie.

Bonne lecture!

Romain

En version brochée (ISBN : 978-2-37446-007-9) au prix de 8,00 euros TTC, sur commande, dans toutes les librairies de France, Belgique, Suisse, Luxembourg et Canada.

En version numérique au prix de 2,99 euros sur

mardi 6 septembre 2016

"L'écume des jours" de Boris Vian #Chronique #MardiConseil

Titre : L'écume des jours
Auteur : Boris Vian

Les boutiques des fleuristes n'ont jamais de rideaux de fer. Personne ne cherche à voler des fleurs.

Il existe des artistes hors normes et Boris Vian en fait indéniablement partie. Tout à la fois poète, écrivain, musicien, danseur... Il a développé des univers très particuliers dans ses oeuvres romanesques. "L'écume des jours" est un roman devenu classique, dont les personnages évoluent dans un univers surréaliste.

Même si l'univers est très fantaisiste, l'analyse des personnages et les ressorts d'une très belle histoire d'amour sont bien étudiés, ce qui a fait dire à Raymond Queneau que ce roman était le plus poignant des romans d'amour contemporains. Tout en sensibilité pour les personnages, Boris Vian nous raconte l'éclosion de l'histoire sentimentale entre Colin et Chloé. La fraîcheur de leurs sentiments, éclairés par des scènes extrêmement cocasses auxquelles ils restent relativement indifférents, est absolument bouleversante. Il y a un côté adolescent dans cet amour naissant, qui a conservé à l'ouvrage un caractère résolument moderne.

Ouvrage inclassable parmi les classiques de la littérature, pour rien au monde vous ne pouvez éviter de découvrir cet univers amusant où les pianos font des cocktails et les patineurs sont ramassés par des machines... Un roman frais, déconcertant, enlevé : de quoi garder l'esprit en vacances pour cette rentrée!

Je vous souhaite une agréable découverte!

Romain

mardi 2 août 2016

"Le Dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo #chronique

Titre : Le Dernier Jour d'un condamné

Auteur : Victor Hugo

« Condamné à mort! » Voici la première phrase de cet ouvrage. Nous voici immédiatement immergés dans l'atmosphère pesante des derniers jours de vie du condamné. On ne saura ni son nom, ni réellement son passé, d'ailleurs nous ne connaîtrons pas réellement les raisons de sa condamnation. Tout juste saurons-nous qu'il s'agit d'un jeune bourgeois plutôt cultivé. Son passé ne compte pas. Il n'a plus d'avenir.

Dans ce récit court et incisif, Victor Hugo nous fait partager, heure par heure, les moments ultimes de la vie de ce jeune garçon. Nous tremblons avec lui face à cette terreur : une mort inéluctable. Impuissants, nous souffrons avec lui de ne plus continuer à vivre. Et nous l'accompagnerons jusqu'au bout. A la fin du livre, l'émotion nous prend. Qui sommes-nous pour mettre fin à une vie ?

L'auteur réussit à nous insuffler la colère face à la situation. A l'origine de ce récit, c'est le combat de l'auteur contre la peine de mort. Hugo le dit dans son discours de 1848 devant l'Assemblée Nationale :

« Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu'il ne faut pas tuer. Et comment enseignez-vous qu'il ne faut pas tuer ? En tuant. »

Pourtant, l'amendement a échoué. De nombreuses personnes ont poursuivi et poursuivent encore le combat de Hugo. La peine de mort n'a été interdite en France qu'en 1981 et elle sévit encore dans beaucoup d'autres pays. Certains sont même prêts à la remettre en pratique.

C'est un livre saisissant. Nous voyons l'envers du décor de l'époque : le Bicêtre, la Conciergerie, sans oublier les critiques sociales subtiles de l'auteur. La place de l'Hôtel de Ville de Paris ne sera plus la même : je penserai à sa première dénomination : la Place de Grève, celle-là même où la guillotine divertissait les personnes.

Bonne lecture!

Pauline

mardi 24 mai 2016

"Le Tour du monde en quatre-vingts jours", Jules Verne #Chronique #MardiConseil

Titre: Le tour du monde en 80 jours
Auteur: Jules Verne
Première publication: 1872

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Est-il seulement nécessaire de vous faire un résumé de ce classique de la littérature française ? Philéas Fogg, gentleman anglais au flegme légendaire, décide de faire le tour du monde en quatre-vingts jours, afin de prouver à son "Reform-club" que cela est possible. Une question d'honneur, comprenez bien! Suivi de son valet, ce pur British nous fera vivre des aventures incroyables.

« Donc, ajouta-t-il en consultant un calendrier de poche, puisque c'est aujourd'hui mercredi 2 octobre, je devrai être de retour à Londres, dans ce salon même du Reform-Club, le samedi 21 décembre, à huit heures quarante-cinq du soir, faute de quoi les vingt mille livres déposées actuellement à mon crédit chez Baring frères vous appartiendront de fait et de droit, messieurs. »

Un des éléments qui a attiré mon attention dans cet ouvrage est la construction des personnages. Chacun d'entre eux possède une identité et une psychologie propre et reste cohérent du début à la fin. Prenons l'exemple de Philéas Fogg qui m'a semblé être un métronome vivant durant tout le voyage, tandis que Passepartout, lui, est un homme simple qui arrive à se sortir de toutes les situations. Nous rencontrons bien d'autres personnages au fil des aventures, tous aussi uniques les uns que les autres.

Retards, désagréments, imprévus... Tout s'enchaîne à un rythme endiablé ponctué d'humour et d'ingéniosité. Le voyage ne laisse pas une minute aux personnages pour visiter les lieux. C'est donc Jules Verne qui décrit magnifiquement les paysages, coutumes locales et autres détails, permettant aux lecteurs de s'imprégner entièrement du périple.

En effet, remettons l'ouvrage dans son contexte historique : fin du XVIIIe siècle, c'est le début de la Révolution industrielle lorsque « Le Tour du monde en 80 jours » est publié. Grâce à une solide documentation, Jules Verne a su retranscrire la notion de voyage tout le long du livre. Force est de constater qu'il est plus simple de voyager de nos jours qu'à l'époque de Jules Verne. Alors vous me direz que ce classique est un peu dépassé, voire obsolète... Eh bien ne vous y trompez pas! L'ouvrage n'est-il pas un merveilleux retour dans le temps ?

J'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman d'aventure et je le conseille à toutes les personnes aimant ce type de roman.

Bonne lecture!

Pauline

mardi 17 mai 2016

"Lettres à un jeune poète", Rainer Maria Rilke #Chronique #MardiConseil

Titre: « Lettres à un jeune poète »
Auteur: Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke est un homme de lettres qui fut poète, écrivain et dramaturge. Parmi toutes les œuvres publiées, l'une d'entre elles est un peu à part et jouit d'une notoriété toute particulière : les lettres à un jeune poète. Il s'agit de la publication d'une partie de sa correspondance avec un jeune officier militaire qui lui demandait de lui indiquer si sa poésie était bonne. Le jeune homme, en effet, doute, après avoir essuyé quelques refus de publication par des revues littéraires.

Rainer Maria Rilke lui répondra qu'il est nécessaire de comprendre d'où vient son désir d'écriture. A travers cette réponse développée de différentes manières, il nous entraîne dans une réflexion universelle sur le principe même de la création artistique. Au-delà de cette concrétisation de l'homme dans des formes artistiques, Rainer Maria Rilke parle à notre âme et nous montre le chemin vers celui du développement intérieur.

Ce livre, très court, se lit avec plaisir. Il y a un côté à la fois voyeur et confident dans cet ouvrage où le lecteur se laisse prendre facilement par ce jeu de réponses à des questions qu'il pressent comme siennes, rapidement nous ne sommes plus le lecteur mais bien l'interlocuteur auquel répond Rainer Maria Rilke. Un ouvrage indispensable dans toute bibliothèque. Bonne lecture!

Romain

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