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jeudi 11 août 2016

Citation du jeudi #citation

"Les coeurs des femmes sont comme ces petits meubles à secret, pleins de tiroirs emboîtés les uns dans les autres." Flaubert #Citation

mardi 24 mai 2016

"Le Tour du monde en quatre-vingts jours", Jules Verne #Chronique #MardiConseil

Titre: Le tour du monde en 80 jours
Auteur: Jules Verne
Première publication: 1872

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Est-il seulement nécessaire de vous faire un résumé de ce classique de la littérature française ? Philéas Fogg, gentleman anglais au flegme légendaire, décide de faire le tour du monde en quatre-vingts jours, afin de prouver à son "Reform-club" que cela est possible. Une question d'honneur, comprenez bien! Suivi de son valet, ce pur British nous fera vivre des aventures incroyables.

« Donc, ajouta-t-il en consultant un calendrier de poche, puisque c'est aujourd'hui mercredi 2 octobre, je devrai être de retour à Londres, dans ce salon même du Reform-Club, le samedi 21 décembre, à huit heures quarante-cinq du soir, faute de quoi les vingt mille livres déposées actuellement à mon crédit chez Baring frères vous appartiendront de fait et de droit, messieurs. »

Un des éléments qui a attiré mon attention dans cet ouvrage est la construction des personnages. Chacun d'entre eux possède une identité et une psychologie propre et reste cohérent du début à la fin. Prenons l'exemple de Philéas Fogg qui m'a semblé être un métronome vivant durant tout le voyage, tandis que Passepartout, lui, est un homme simple qui arrive à se sortir de toutes les situations. Nous rencontrons bien d'autres personnages au fil des aventures, tous aussi uniques les uns que les autres.

Retards, désagréments, imprévus... Tout s'enchaîne à un rythme endiablé ponctué d'humour et d'ingéniosité. Le voyage ne laisse pas une minute aux personnages pour visiter les lieux. C'est donc Jules Verne qui décrit magnifiquement les paysages, coutumes locales et autres détails, permettant aux lecteurs de s'imprégner entièrement du périple.

En effet, remettons l'ouvrage dans son contexte historique : fin du XVIIIe siècle, c'est le début de la Révolution industrielle lorsque « Le Tour du monde en 80 jours » est publié. Grâce à une solide documentation, Jules Verne a su retranscrire la notion de voyage tout le long du livre. Force est de constater qu'il est plus simple de voyager de nos jours qu'à l'époque de Jules Verne. Alors vous me direz que ce classique est un peu dépassé, voire obsolète... Eh bien ne vous y trompez pas! L'ouvrage n'est-il pas un merveilleux retour dans le temps ?

J'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman d'aventure et je le conseille à toutes les personnes aimant ce type de roman.

Bonne lecture!

Pauline

jeudi 28 avril 2016

"Courbe salée" de Nora Gaspard

Courbe salée

Livrée nue, l'intimité se laisse approcher, découvrir, envier... Le désir la tourmente et l'abandonne sans fard ni pudeur aux yeux du lecteur. Vibrer à l'unisson de la passion et n'être qu'un avec elle, c'est le voile du phantasme levé et le secret dévoilé : la femme mise à nu magnifiée. Laissez-vous tenter par l'aventure d'un voyage à travers le corps féminin, ce corps qui vit et qui réclame sa part de sexe... sa part de sel.

Dans cet ouvrage unique en son genre, Nora Gaspard lève le voile sur l'essence du désir féminin : un va-et-vient incessant entre image et sensations, où l'esprit déraisonne, égaré par les sens. « Courbe salée » est une ivresse intérieure, féminine et érotique... De l'érotisme pour les « grands. » A découvrir sans modération !
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Nora Gaspard

Un poignet. Une nuque. Deux pieds nus, puis délicatement posés, l'un après l'autre, sur les touches du piano, au gré des notes qui s'échappent les émotions s'envolant, Nora Gaspard révèle la poésie du corps qui sommeillait en vous. Musicienne-âme, conteuse érotique, sous son grand chapeau noir, son souffle court jusqu'à vous, jusqu'à vous réveiller de désirs, vous surprendre dans ses chuchotements, surprendre et chasser vos phantasmes les plus obscurs. Ses mots sont des doigts qui courent sur vous jusqu'à ce que ses caresses cessent à la fin du texte. Au bout du sexe. Eclairagiste de notre imaginaire sensuel, Nora Gaspard ne vit pas sur terre. Pour la rencontrer, à l'amour il faudra vous frotter.

En version brochée au prix de 8,00 euros :

  • Amazon
  • Sur commande dans toutes les librairies : ISBN-13: 978-2374460260

En version électronique au prix de 3,99 euros sur :

jeudi 14 avril 2016

Citation du jeudi #citation

"La passion reste en suspens dans le monde, prête à traverser les gens qui veulent bien se laisser traverser par elle." Marguerite Duras #citation

mardi 15 mars 2016

"Orgueil et Préjugés" de Jane Austen #chronique

Titre Orgueil et Préjugés
Titre original Pride and Prejudice
Auteur Jane Austen
Publication 1813

Orgueil et Préjugés est le roman le plus connu de Jane Austen. Il raconte l'histoire de Mr. et Mme Bennet et de leurs cinq filles : Jane, Elizabeth, Mary, Catherine et Lydia. Cette famille appartient à la classe sociale de la petite bourgeoisie campagnarde. Le mariage des enfants représente le seul espoir de s'élever socialement et financièrement. Nous sommes ainsi amenés à suivre les quêtes amoureuses des filles Bennet et plus particulièrement celle d'Elizabeth. Mais loin de se concentrer sur une histoire de coeur, Orgueil et Préjugés fait également preuve de beaucoup d'humour et de rebondissements, tout en dressant un portrait de la société anglaise de l’époque.

Publiée en 1813, la première version de l’ouvrage s’intitulait First impressions ; titre éloquent puisque le sujet traite bien du décalage entre les premières impressions et la connaissance, entre les préjugés et l’approfondissement, entre l’orgueil et l’humilité. C’est avec humour que l’auteur évoque la pression pesant sur les femmes de l’époque de prendre un mari, et la pression sociale du jeu des rangs et des mésalliances.

Les personnages sont d’ailleurs les meilleurs outils pour nous faire apprécier le tableau. N’oublions pas la description des parents de la famille Bennet :

Mr. Bennet était un si curieux mélange de vivacité, d’humeur sarcastique, de fantaisie et de réserve qu’une expérience de vingt-trois années n’avait pas suffi à sa femme pour lui faire comprendre son caractère. Mrs. Bennet elle-même avait une nature moins compliquée : d’intelligence médiocre, peu cultivée et de caractère inégal, chaque fois qu’elle était de mauvaise humeur elle s’imaginait éprouver des malaises nerveux. Son grand souci dans l’existence était de marier ses filles et sa distraction la plus chère, les visites et les potins.

Le dialogue est un élément important qui nous permet d’apprécier la réflexion faite par l’auteur à travers, notamment les pensées d’Elizabeth et ses conversations caustiques avec Mr. Darcy. Chez Jane Austen, c’est tout un art !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas parce que l’œuvre a été écrite au siècle dernier qu’elle n’en est pas moins intéressante. L’auteur manie avec brio les rebondissements donnant ainsi l’envie de continuer de lire jusqu’à découvrir enfin le dénouement.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce livre de Jane Austen, c'est qu'il n’avait pas besoin de grandes explications psychologiques pour nous faire comprendre le caractère de ses personnages et les rapports qu’ils entretiennent entre eux. Son écriture est subtile car elle est simple, imagée et pleine de sens.

Si vous ne l’avez pas déjà lu, je vous le conseille vivement ! C’est une œuvre pleine d’humour et de sentiments.

Bonne lecture!

Pauline

vendredi 11 mars 2016

"Burger Royal" de Laure Allard-d'Adesky

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Eléonore, 30 ans, jeune médecin à l'avenir prometteur, vit sa vie comme elle l'entend : aucune contrainte, pas de compte à rendre à un homme, une meilleure amie géniale. En somme, elle veut rester libre. Alors quand sa famille se met en tête de jouer les entremetteurs, Eléonore fait l'inverse : elle fuit les hommes. Par le plus grand des hasards, son chemin croise celui du prince Oscar von Silver, le célibataire le plus convoité de la planète... Entre amour et désillusion, il n'y a parfois qu'un pas et ce n'est pas sûr qu'Eléonore l'entende de cette oreille. Menée par une écriture vive et enlevée, Laure Allard-d'Adesky nous parle d'amour avec humour.

Laure Allard-d'Adesky

Bien que n'étant pas couturière, Laure Allard-d'Adesky sait adapter la taille des rêves pour les petits comme pour les plus grands. Auteure de nombreux contes pour la jeunesse, elle ose s'aventurer, pour notre plus grand bonheur, dans les mondes sombres afin de nous faire voyager à ses côtés. Pas de crainte à avoir, nous restons en sécurité avec elle en guide expérimentée. Son amour de la vie se retrouve dans ses histoires où les émotions vont et viennent comme des vagues sur le rivage de l'imaginaire. Alors, installez vous confortablement et abandonnez-vous dans ses rêves...

Disponible en version brochée à 13,50 euros TTC, sur commande, dans toutes les librairies.

Disponible, à 3,99 euros TTC, sur les sites suivants :

mardi 9 février 2016

"Alexis ou le Traité du vain combat", Marguerite Yourcenar #chronique

Titre : Alexis ou le Traité du vain combat
Auteur : Marguerite Yourcenar
Date de la première parution : 1929

Ce petit roman de Marguerite Yourcenar est l'un de ses premiers écrits. Il est rédigé sous la forme d'une longue lettre. Alexis explique à sa femme les raisons qui le poussent à rompre avec elle. Ce roman, très psychologique, traduit avec une sensibilité rare et une écriture particulièrement ciselée tout le mal-être qui peut habiter un homme dont les penchants sont à l'encontre de ce qui serait convenable pour l'ordre social et "naturel" des choses.

Rédigée sous forme d'une longue confession qui n'ose s'exprimer clairement, on est touché par les formes et les précautions prises par cet homme qui voudrait être sincère avec sa femme, qui n'y arrive pas malgré tout, qui ressent le besoin d'exprimer ce qu'il ressent sans jamais se libérer pleinement. Dans toute cette retenue, qu'on ne sait attribuer à la pression sociale, au regard de l'autre ou à une forme de gêne personnelle intérieure, s'écoulent des sentiments complexes et contrastés. Il fallait tout le talent d'écriture de Marguerite Yourcenar pour savoir traduire en mots ce qui est de l'ordre du trouble dans l'esprit et le cœur du héros.

C'est un livre que je conseille à tous les amateurs de drame psychologique.

Bonne lecture !

Romain

lundi 18 janvier 2016

Dans les sms ou les tweets, pensez à "baceler" plutôt qu'à "faire l'amour", mais surtout, arrêtez de "sexer"! #motdisparu

Chacun sait que les tweets se font (jusqu'à maintenant) en 140 caractères. Twitter essaie de nous faire croire qu'il pourrait gonfler le volume jusqu'à 10 000 caractères, mais à ce moment-là, je n'ose pas imaginer le prix de l'hébergement pour l'oiseau bleu américain. Vu ses difficultés financières actuelles, le tweet à 10 000 caractères n'est pas prêt d'arriver. En attendant, nous avons pensé à ces fanatiques de Twitter qui veulent absolument évoquer les relations intimes et amoureuses corporelles via ce réseau social (ou par sms quand vous avez envie d'être concis) et avons trouvé le mot rare baceler, ou encore dans son autre orthographe baceller. Ce verbe du premier groupe signifie littéralement "faire l'amour", originellement avec une connotation neutre. Plus court (mais incorrect), vous pouvez continuer à utiliser le verbe sexer, du genre "Tu sexes ce soir?", mais qui a le très net désavantage de ne pas exister dans la langue française dans cette acception. En effet, sexer est une compétence correspondant à savoir déterminer le sexe des animaux dans les centres d'élevage... Evidemment, le sexto envoyé par votre sexfriend, "On sexe ce soir?", prend alors un tout autre sens... "Bacelerions nous ce soir?" est donc la seule forme distinguée du pragmatique (et néanmoins efficace) "On baise ce soir?" Choisissez votre forme et faites vous plaisir dans sa mise en œuvre.

Nous attendons avec impatience vos phrases, paragraphes, textes, nouvelles, romans ou sagas utilisant ce terme. Vous pouvez les mettre soit en commentaire sous ce billet, soit en mettant le lien vers la page de votre site internet ou de votre blog où vous avez rédigé le texte. Les références Twitter sont également les bienvenues.

Cette semaine, racontez nous comment vous avez réussi à placer le verbe baceler dans vos conversations courantes (ou vos tweets)... et envoyez nous tous les termes surannés rencontrés que vous souhaitez voir apparaître dans cette rubrique! C'est un challenge, mais aussi un plaisir, pour nous de construire des textes avec des mots inusités (ou presque)!

L'équipe des Editions Secrètes

mardi 12 janvier 2016

"Le joueur" de Fiodor Dostoïevski #chronique

Titre : Le Joueur

Auteur : Dostoïevski

Date de la première parution : 1866

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A la question "qui est le héros?", j’ai tout de suite envie de répondre Dostoïevski, lui-même. En effet, l’histoire est largement autobiographique. Le contexte d’écriture est un jeu. La livraison de ce roman comportait une clause, qui a poussé l’auteur à dicter son roman et à le rendre en 27 jours. Passé ce délai, l’éditeur aurait récupéré l’ensemble des œuvres de Dostoïevski pendant 9 ans sans rien verser à l’écrivain. Faut-il être « Joueur » pour signer un tel contrat !?

Dostoïevski était un joueur passionné, pour ne pas dire compulsif. Il en est de même pour le narrateur, Alexeï Ivanovitch. L'auteur livre ici une analyse subtile quant à l'addiction au jeu dont le héros et l'écrivain lui-même ne peuvent se défaire. Autre ressemblance autobiographique: l'amour. L'amour est un sujet sur lequel les ressemblances entre la vie de l'auteur et du héros sont flagrantes: l'un était amoureux de Pauline Souslova et l'autre d'une Paulina, décrite comme une jeune et belle jeune femme dans l'oeuvre.

Ce roman, bien qu’écrit dans la précipitation, fut l’occasion pour Dostoïevski de faire la satire d’une Europe qu’il trouvait opportuniste et avide d’argent. Par la même occasion de vanter les mérites du peuple russe qu’il trouve bien plus passionné que les français ou les allemands. Ce qui mérite d’être relevé, quand on songe qu’il a écrit ce roman en pleine crise de jeu, une addiction qu’il qualifiait lui-même de maladie, c'est que l'auteur écrit à la fois sur sa vie mais également sur la société qui l'entoure.

En bref, si vous voulez redécouvrir toute l’outrance du peuple russe au 19ème siècle, je vous invite vivement à ouvrir ou ré-ouvrir Le Joueur de Dostoïevski et de vous plonger dans un style romanesque hors du commun.

Bonne lecture,

Natalie

mardi 15 septembre 2015

"Thérèse Raquin" d'Emile Zola

Titre: Thérèse Raquin

Auteur: Emile Zola

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N’avez-vous jamais eu cette impression étrange d’être observé(e) ? Qu’après avoir fait quelque chose de mal, une sensation de mal être vous tenaille au plus profond de vous ? Et bien, Emile Zola décrit à merveille ce sentiment de culpabilité dans son œuvre « Thérèse Raquin ».

L’héroïne, si nous pouvons l’appeler ainsi, est une jeune femme que la vie n’a pas gâtée. En effet, après avoir perdu ses parents, elle est accueillie dans la famille de madame Raquin dont le fils, Camille, deviendra son époux. Toute la vie de Thérèse est déjà tracée. Lasse de cette monotonie, elle rencontre un jour Laurent. La passion les anime et ils envisagent de partager le reste de leur existence ensemble. Cependant, il leur est impossible de vivre pleinement leur amour tant que Camille existe. Comment vont-ils s' y prendre? Ensemble, Thérèse et Laurent prennent une décision qui bouleversera à jamais leur vie et leur relation.

Dans ce huit-clos magnifiquement orchestré par Zola, ce dernier décrit l’état psychologique de chaque personnage. Ici, la psychose est bien menée. Plus on avance dans la lecture, plus la sensation de malaise augmente. Souvenez-vous de cette description infâme du Pont-Neuf et puis la manière dont Zola nous emmène dans l’univers de son ouvrage à l'aide de descriptions sordides.

Ici, l’auteur nous entraîne dans une descente aux enfers de la morale humaine. Il suit la théorie de Shopenhauer selon laquelle les Hommes sont uniquement guidés par leurs désirs sans qu’aucune autre force ne puisse exister. L’ambiance étrange qui plane dans cet ouvrage est ce qui m’a le plus marquée. Zola manie l'art de nous mettre mal à l'aise avec l'histoire. Dans la lignée des « Rougon-Macquart », nous sommes face à une réalité crue sans artifice.

Bonne lecture !

Pauline

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