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jeudi 2 juin 2016

Citation du jeudi #citation

"Tout ce que l’artiste peut espérer de mieux, c’est d’engager ceux qui ont des yeux à regarder aussi." George Sand #Citation

mardi 31 mai 2016

"François le champi", George Sand #MardiConseil #Chronique

Titre: François le champi
Auteur: George Sand
Première publication: 1850

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Illustration : Sylvain Fraroz
George Sand, écrivaine française du XIXème siècle, a raconté le monde champêtre dans bien de ses romans. "François le champi" est l'un de ses courts romans, frais, où la vie traditionnelle campagnarde se déroule au rythme de la nature. Les personnages sont simples et bruts. Sans tomber dans la caricature, George Sand présente les grands archétypes des personnalités humaines.

L'histoire tourne autour d'une caractéristique : être un champi. François, le héros, a été abandonné à la naissance. Il est dès lors surnommé "le champi", comme tous les enfants qui vivaient le même sort. Dans la campagne, il n'est jamais bon d'être différent et les champis ont mauvaise réputation. Ce sont des voleurs, violents et bagarreurs. Ils restent en marge de la société car ils ne trouvent pas de femme pour fonder un foyer.

Les autres champis sont presque toujours humiliés de leur sort, et on leur fait si durement comprendre qu'on leur ôte de bonne heure la fierté du chrétien. Ils s'élèvent en détestant ceux qui les ont mis au monde ; sans compter qu'ils n'aiment pas davantage ceux qui les y ont fait rester. Mais il se trouva que François était tombé dans les mains de la Zabelle qui l'avait aimé et qui ne le maltraitait point, et ensuite qu'il avait rencontré Madeleine dont la charité était plus grande et les idées les plus humaines que celles de tout le monde. Elle avait été, pour lui, ni plus ni moins qu'une bonne mère, et un champi qui rencontre de l'amitié est meilleur qu'un autre enfant, de même qu'il est pire quand il se voit molesté et avili.

Ainsi, on suit les aventures de François le champi où les évènements vont éprouver durement son coeur. Quelques intrigues de mauvaises personnes briseront la monotonie d'une vie qui peine pourtant à se stabiliser... On vibre pour François le champi : colère, injustice, joie... Ce livre est un petit paquet rempli d'émotions que je recommande vivement. Bonne lecture!

Romain

mardi 17 novembre 2015

Eugénie Grandet, Honoré de Balzac #chronique

Titre Eugénie Grandet
Auteur Honoré de Balzac
Date de la première parution 1833

« - Veille à l’or, mets de l’or devant moi. Eugénie lui étendait des louis sur une table, et il demeurait des heures entières les yeux attachés à ses louis. Ça me réchauffe ! disait-il  »

balzac_grandet.jpg Eugénie Grandet occupe une place à part dans La Comédie humaine. Au XIX ème siècle émerge l’idée de « vie privée, » on a d’ailleurs parlé de «tragédie bourgeoise.» Dans ce roman, Eugénie est une héroïne de l’ombre, écrasée par le despotisme du père.

Une histoire tragiquement banale, puisqu’elle mène une existence de quasi-miséreuse, bien que son père soit richissime. Riche, certes, mais d’une avarice redoutable voire passionnelle. Il a pu acquérir, après la révolution, des vignobles, des métairies et a fait quelques « juteux » héritages. Comme « financièrement parlant monsieur Grandet (tient) du tigre et du boa » il a su faire fructifier ses placements. Eugénie devient un très beau partie malgré un physique plutôt quelconque, une peau couleur de coing et quelques séquelles de la petite vérole. Elle tombe amoureuse de son cousin désargenté et orphelin, Charles. Ils se promettent un amour éternel… Il doit partir faire fortune.

Ce roman évoque les mentalités sous la Restauration Française. Il traite de l’éternel sujet du choix de l’amour et de l’argent, d’une jeune fille élevée - bien plus qu’éduquée - dans l’ignorance. Ce roman, comme souvent dans « La Comédie Humaine », nous relate l’évolution des caractères des protagonistes, la candeur d’Eugénie muée par une perte totale de ses illusions, le jeune dandy ravissant transformé en jeune loup.

J’aime assez l’idée de vous rappeler que Georges Sand a 29 ans lors de la publication d’Eugénie Grandet. Elle rencontre Alfred de Musset, cette année-là. Elle, libre et passionnée, Eugénie, dévote et cloîtrée.

Natalie

mardi 8 septembre 2015

"Les Maîtres Sonneurs ", George Sand

Titre : Les Maîtres Sonneurs

Auteur : George Sand

dessin-maitre-sonneur.jpg

George Sand est une auteure que j'apprécie énormément. Notamment, j'aime le charme bucolique de ces petits romans "La mare au Diable", "La petite Fadette" et "François le Champi" qui ont bercé une partie de mon adolescence. Habitué que j'étais à ces petites histoires, rien ne m'avait préparé à lire "Les Maître Sonneurs." En effet, ce roman est d'une grande densité. Que ce soit sur les thèmes abordés ou sur l'étude des personnages, George Sand nous offre dans ce livre un aperçu de sa grande connaissance de l'âme humaine et de sa capacité à écrire des ouvrages plus imposants que les trois premiers cités précédemment.

Sans dévoiler l'histoire, sachez qu'elle se situe dans le Berry et le Bourdonnais, au XIXème siècle. On y découvre les habitudes et les rites initiatiques des bûcherons et des maîtres sonneurs. L'un des personnages principaux, jeune et asocial, va trouver sa voie et sa place en se révélant grâce à sa nature de musicien.

Il y a un profond magnétisme qui se dégage des situations et des personnages dans cet ouvrage. L'histoire nous absorbe et nous hypnotise littéralement. Les émotions semblent être à l'état brut chez les personnages et s'expriment avec une violence rare. Sans faux semblant, on est face à la vérité nue d'êtres sans demi-mesure. Un roman rafraîchissant qui sent les herbes hautes sous le soleil et le sous-bois. Un roman profond sur le développement de la nature humaine et la construction d'un être.

Bonne lecture !

Romain