"L'Amant" de Marguerite Duras #chronique

Titre:  « L'Amant »
Auteure: Marguerite Duras
Publication 1984

Parfois, la lecture d'un ouvrage se joue sur peu de chose, sur un détail. C'est exactement ce qui m'a donné l'envie de lire du Marguerite Duras. Une émission de radio, une discussion et puis cette visite dans ma librairie et choisir « L'Amant ».

Ecrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice controversée, plusieurs fois récompensée, Marguerite Duras est connue pour ses romans dans lesquels elle bouscule les règles de la narration, déstructure le temps et l'action de ses ouvrages.

Dans « L'Amant », l'auteure nous dévoile la période la plus décisive de sa vie. Elle dira d'ailleurs elle-même : «tout ce que j’ai vécu après ne sert à rien». Il s'agit d'une autofiction ; l'écrivain mêle ses souvenirs et la fiction. Dans l'incipit, Marguerite Duras précise que les faits ne sont pas parfaitement fidèles à la réalité et en ça elle annonce qu'il ne s'agit pas d'une autobiographie fidèle. Certains éléments du récit sont donc inventés ou restent volontairement peu précis.

L'histoire se déroule lorsque Marguerite Duras a quinze ans et demi. Elle fera sa première expérience de femme avec son « amant de Cholen », un riche chinois. Attention, il ne faut pas croire que l'ouvrage se limite à cette seule expérience initiatique. C’est un livre traitant surtout des relations chaotiques entretenues entre tous les membres de sa famille et de la société des années 20 dans les colonies françaises.

C'est un ouvrage à la fois touchant et perturbant ; touchant parce que l'on y ressent une infinie tristesse et que l'on assiste à ses premières envies d'écrire ; perturbant, tout simplement parce les relations familiales et sociales apportent une étrangeté au récit, à sa vie.

J'ai débuté cet ouvrage sans autre information que celle de l'éditeur. J'ai été déroutée par ce style d'écriture. Au final, j'ai beaucoup aimé cette manière de raconter. Juste un dernier petit conseil : n'hésitez pas à lire à haute voix pour savourer et mieux comprendre le style de Marguerite Duras.

Bonne lecture!

Pauline